Qualité des eaux souterraines :
Comité de Sainte-Anne-des-Plaines


Vers la fin de l’année 2001, une contamination des eaux souterraines, notamment à l’azote ammoniacal, a été découverte dans l’aquifère du roc. Cette contamination était potentiellement due à une « fenêtre » causée par une excavation trop profonde du sol dans une ancienne cellule d’enfouissement. Cette « fenêtre » permettait un échange entre le lixiviat (eau percolant à travers les déchets) généré par cette cellule et les eaux souterraines.

Dès 2002, un suivi additionnel de la qualité des eaux souterraines a débuté, et en 2003 un plan de sécurisation a été mis en place. Ce plan s’est concrétisé par l’installation de nouveaux piézomètres (puits de mesure de la qualité des eaux souterraines), en plus de ceux déjà existants pour le suivi environnemental du site. Ces nouveaux piézomètres permettent d’évaluer la qualité des eaux souterraines migrant en direction de la municipalité de Sainte-Anne-des-Plaines. Dans un protocole signé en 2003 avec la ville de Sainte-Anne-des-Plaines, WM s’est engagé à fournir à la Ville ainsi qu’au MDDEP, les résultats périodiques d’échantillonnage des eaux souterraines et les résultats du plan de sécurisation.

En 2004, un système de tranchée périphérique de pompage a été installé aux limites nord-ouest, nord-est et sud-est du site d’enfouissement afin de récupérer le lixiviat généré pour le traiter dans le système actuel de traitement des eaux.

En 2005, un système de pompage des eaux souterraines a également été mis en place afin de créer une « barrière hydraulique » à la limite sud-est du LES et ainsi éviter que les eaux situées sous le site ne se dirigent vers Sainte-Anne-des-Plaines. Après plus de deux ans de fonctionnement de la barrière hydraulique (2005 à 2007), la concentration en azote ammoniacal est d’ailleurs redescendue. Ainsi, parmi les puits suivis dans le cadre du plan de sécurisation, seul un puit dépasse encore légèrement la valeur limite de l’azote ammoniacal définie dans le Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR). D’autres paramètres de suivi présentent des concentrations qui dépassent les valeurs limites définies par le REIMR tels que le fer, le manganèse et les sulfures. Toutefois, ces dépassements sont dus à la composition naturelle des eaux souterraines de la région.

Les résultats des analyses sur la qualité des eaux souterraines ont été présentés au Comité de vigilance. Il apparaît que la concentration des contaminants présents dans les eaux souterraines en périphérie du site a diminué. Il s’avère également que cette amélioration de la qualité de l’eau est principalement due aux travaux d’amélioration du site (construction d’une tranchée périphérique et d’une barrière hydraulique).

De plus, le nouveau système de traitement des eaux de lixiviation contrôle les niveaux de lixiviat dans le site d’enfouissement, ce qui améliorera encore la qualité des eaux souterraines migrant vers Sainte-Anne-des-Plaines.

Le Comité de vigilance continue de suivre le déroulement de ce dossier et les activités du Comité de Sainte-Anne-des-Plaines.